Comment reconnaitre qu'on a besoin d'écoute , d'une personne bienveillante pour nous accueillir dans nos difficultés...comme un Thérapeute en Relation d'Aide?
- jnormandtra
- 19 mars
- 5 min de lecture
L’une des principales raisons qui m’ont amenée à devenir thérapeute, c’est ce besoin profond d’être utile aux autres. Dans cette envie d’aider, j’aime pouvoir écouter les gens lorsqu’ils traversent des défis ou des moments difficiles. J’aime imaginer que ma présence et mon écoute peuvent réellement faire une différence dans la vie de mes clients et clientes.
Dans ce blog, j’ai envie de démystifier ces signaux qui, parfois, s’installent doucement dans notre quotidien et nous indiquent qu’il serait peut‑être temps d’aller chercher de l’aide pour aller mieux. Pour certains, consulter fait partie d’une routine bien normale. Pour d’autres, c’est encore quelque chose de très tabou, presque honteux.
Pourtant, à chacun son histoire, ses croyances, son rythme. Mais une chose demeure certaine : nous sommes des êtres humains remplis d’émotions. Nous allons chez le médecin lorsque notre santé physique déraille; pourquoi est‑ce alors si difficile de consulter quand notre monde intérieur, lui, ne va pas bien ?
Il y a aussi ces moments plus subtils, ceux qu’on minimise presque sans s’en rendre compte. Ces petites déceptions, ces peines discrètes, ces peurs silencieuses qui s’accumulent dans nos zones d’inconfort émotif. À force de rester dans un léger déni, on finit parfois par s’isoler dans une incompréhension de notre propre vécu. On se répète que ça va passer, qu’il suffit de tenir bon. Pourtant, quelque chose en nous murmure qu’il serait peut‑être temps de s’arrêter, de se déposer, de se laisser accompagner.
Reconnaître ce murmure, c’est déjà un premier pas vers soi.
Chaque humain est une petite plante unique, avec son histoire, ses zones sensibles, ses mécanismes de défense. En restant fidèle à ce que nous sommes, nous créons une vie qui nous ressemble et qui nous permet d’être plus libres.

Voici une petite liste de signes, ou d’ingrédients possibles, qu’il se trame un besoin de prendre soin de soi :
• On ressent une tristesse persistante ou un sentiment qu’il manque quelque chose à notre bien‑être.
• Une irritabilité inhabituelle.
• Des réactions plus intenses qu’à l’habitude.
• Une difficulté à ressentir de la joie.
• Le sentiment d’être dépassé, confuse, ou dans le brouillard.
Étape 1 : Comment je me sens
C’est devant cette simple question que l’on peut commencer à se demander si consulter un ou une thérapeute pourrait faire partie de la solution à notre bien‑être.
Pour certains, parler est le moteur de la solution; ce sont souvent des personnes plus extraverties.
Pour d’autres, leur monde intérieur est beaucoup plus secret, et il peut sembler difficile d’imaginer aller nommer leurs inconforts à un étranger.
On se demande alors :
• Par quoi je vais commencer…
• Que vais‑je dire…
• Ce n’est pas intéressant…
À chacun son rythme pour découvrir si consulter peut être une partie de la solution.
Quelques signaux du corps:
• Une fatigue constante, même après une période de repos.
• De la tension dans le corps, des maux de tête.
• Des troubles du sommeil.
• Une perte d’appétit.
Voici ce qui peut commencer à indiquer un besoin de t’occuper de toi :
• On observe une tendance à fuir les invitations sociales ou les responsabilités du quotidien.
• On a moins envie de parler, moins d’énergie pour les petites choses simples.
• Un sentiment de vide nous envahit; on se comprend moins bien qu’à l’habitude.
• On découvre qu’on est tanné de ne pas être bien.
• On ressent l’envie de s’occuper de soi, d’aller mieux.
• On souhaite retrouver de la liberté dans notre vie intérieure.
Étape 2 : Des signes intérieurs plus subtils
À certains instants, c’est plus difficile de mettre le doigt sur ce que l’on vit. Ce sont ces moments où l’on sent que quelque chose cloche, mais où l’on n’arrive pas à identifier quoi.
À d’autres moments, on se sent déconnecté de soi, sur le pilote automatique, en train de faire sans vraiment être.
Quand on a de la difficulté à se comprendre, on peut nourrir la croyance que personne ne nous comprend. Notre patience envers les autres diminue. On peut être entouré… et pourtant se sentir complètement seule.

Étape 3: Accepter son besoin d'être entendu
Pour plusieurs, reconnaître ce besoin réveille une certaine vulnérabilité. On craint d’être perçu comme « trop », comme demandant trop d’attention, ou encore comme quelqu’un qui ne sait pas se débrouiller seul. Alors on minimise, on ravale, on se convainc que « ce n’est pas si grave ».
Mais nier ce besoin ne le fait pas disparaître. Au contraire, il s’accumule, il s’alourdit, et il finit parfois par se transformer en frustration, en solitude ou en fatigue émotionnelle.
Souvent, ce que nous voulons, ce n’est pas qu’on nous répare. C’est qu’on nous accueille. Être entendu, c’est sentir que quelqu’un prend un moment pour entrer dans notre monde intérieur, sans jugement, sans précipitation, sans vouloir corriger quoi que ce soit.
C’est un espace où nos émotions peuvent exister telles qu’elles sont.
Accepter que tu as besoin d’être entendu, c’est reconnaître que ton vécu a de la valeur. Que tes émotions méritent une place. Que tu n’as pas à porter tout seul ce qui pèse lourd.
C’est aussi un geste de maturité émotionnelle.
Se dire : « Ce serait important pour moi de me sentir entendu. »

En conclusion :
Reconnaître qu’on aurait besoin de parler à un thérapeute, c’est rarement un moment spectaculaire. C’est souvent quelque chose de beaucoup plus discret, presque intime. Et pourtant, ces signes-là méritent d’être écoutés.
Parler à un thérapeute, ce n’est pas attendre d’être au bout du rouleau. C’est souvent un geste de prévention, de clarté, de douceur envers soi. Et parfois, c’est simplement reconnaître qu’on mérite un espace où l’on peut tout déposer sans se retenir.
Un thérapeute vous accueille dans la bienveillance et surtout dans le non‑jugement de votre histoire, de votre vécu, de vos expériences plus difficiles et douloureuses. C’est à partir de l’histoire unique de chaque humain que j’ai la chance d’accompagner des personnes qui traversent des difficultés.
Autrefois, consulter était caché, tabou… Maintenant, c’est beaucoup plus vu comme une façon de prendre soin de sa santé émotionnelle. J’admire profondément les gens qui parviennent à être vulnérables afin d’aller visiter les parts d’ombre qui les habitent.
Un thérapeute ne fait pas de diagnostic et ne peut pas donner un arrêt de travail à un client. Par contre, il accompagne, dans le moment présent, la personne aidée afin qu’elle retrouve sa liberté. Cela se fait en aidant à identifier vos besoins, vos limites, vos zones sensibles, vos défensives ainsi que votre chemin dans le changement créateur.
La thérapie, c’est aidant, et c’est un chemin vers plus de liberté.
Pourquoi ne pas essayer?
Si le cœur vous en dit, je suis disponible pour vous écouter dans ce que vous portez.
Jessica Normand
Thérapeute en Relation d’Aide par l’ANDC
418‑271‑0160




Commentaires